La lourde porte de bois claque derrière elle.
L’air sent le fer froid et la cire fondue.
Tu es déjà là, bras écartés en X parfait, poignets mordus par les menottes épaisses,
chaînes tendues à craquer contre la croix d st andré.
La cagoule noire t’aveugle, ne laissant que ta bouche haletante et ton torse qui monte et descend trop vite.
Elle avance sans un bruit, talons claquant sur la pierre.
Un doigt ganté de latex effleure lentement ton sternum, descend jusqu’au nombril,
puis s’arrête juste au-dessus de ta vulnérabilité exposée.
« Regarde-toi… crucifié pour mon seul plaisir. »
Le premier coup de cravache siffle, marque une ligne rouge sur ta cuisse intérieure.
Ton corps se cambre malgré les chaînes, un gémissement étouffé sort de la cagoule.
Elle murmure près de ton oreille masquée :
« Chaque respiration est à moi ce soir.
Compte-les.
Perds le compte… et on recommence jusqu’à l’aube. »
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